#11 Dossier : Faut-il avoir du ArcelorMittal dans son PEA ? đŸ§Č

Bonjour Ă  toutes & Ă  tous đŸ€—

Dans cette Ă©dition, nous allons voir si Arcelor Mittal đŸ‡«đŸ‡· est une bonne idĂ©e d’investissement ?

Le but de cette Ă©dition est de vous donner un exemple concret et de mettre en application Les 3 questions que vous devez systĂ©matiquement vous poser quand vous souhaitez acheter une action en Bourse.

Mon but est de vous donner une grille de lecture que vous pourrez adapter à vos futurs investissements. Libre à vous de trouver cette idée bien ou pas.

Assez parlé, passons au concret !



Rappel : 👐

Si vous voulez dĂ©couvrir Comment profiter des marchĂ©s financiers 📈 💾 , et vous constituer un portefeuille d’actions, vous pouvez rejoindre notre communautĂ© d’investisseurs pour seulement 8€/mois ou 60€/an, soit le prix d’une pinte đŸș Ă  Paris, ou 2 pintes en province 😉

Point important 1 âžĄïž C’est sans engagement ✅

Point important 2 âžĄïž Vous pouvez vous inscrire en gratuit ✅

Vous recevrez ainsi plusieurs fois par mois certains articles ou des analyses sur des opportunitĂ©s d’investissement đŸ“ˆ

Vous nous rejoignez quand ? —

Rejoindre le Fortress Club 📈


RĂ©sumĂ© de l’article : (Temps de lecture 1 minute)

Je pense qu’il est un peu trop tard pour jouer la reprise Ă©conomique en Europe avec ArcelorMittal alors que le titre est presque revenu Ă  ses niveaux d’avant crise, et ce malgrĂ© une trĂšs grosse perte en 2020.

Le groupe devrait bĂ©nĂ©ficier d’un newsflow positif Ă  court terme (sur les 6 prochains mois) avec une forte demande d’acier grĂące Ă  une augmentation des cadences dans de nombreuses industries (notamment dans l’automobile).

Cependant, cette reprise ne rùglera pas les problùmes de fonds d’ArcelorMittal.

Le marchĂ© de l’acier reste un marchĂ© trĂšs difficile et concurrentiel en raison des surcapacitĂ©s. Il y a trop d’usines qui produisent trop d’acier. Ce qui poussent les prix de l’acier, et donc la rentabilitĂ© des groupes de ce secteur vers le bas.

Par ailleurs, l’acier est de plus en plus concurrencĂ© par des matĂ©riaux plus lĂ©gers et tout aussi rĂ©sistants (comme l’aluminium). La montĂ©e de la problĂ©matique Ă©cologique devrait renforcer cette tendance, et accentuer Ă  terme la baisse de l’utilisation de l’acier dans certains domaines (comme l’automobile).

Pour finir, le dividende est trop faible (1,70 %) pour servir de coussin de sĂ©curitĂ© en cas de baisse du titre, et il n’est pas appelĂ© Ă  augmenter fortement sur les prochaines annĂ©es.

Et donc, malgrĂ© un contexte positif Ă  court terme, je ne suis pas spĂ©cialement optimiste sur ce secteur Ă  moyen terme (3 Ă  5 ans). Je prĂ©fĂšre donc passer mon tour sur ArcelorMittal 😉

Acheter du ArcelorMittal revient Ă  parier sur une amĂ©lioration des conditions de marchĂ©s sur le secteur le l’acier
 ce qui est possible Ă  court terme
 mais plutĂŽt incertain Ă  long terme.

La revue complĂšte —


Arcelor Mittal c’est quoi ? đŸ•”ïž


ArcelorMittal est le n° 1 mondial de la sidĂ©rurgie. Le chiffre d’affaires par activitĂ© se rĂ©partit comme suit :

  • Vente d'aciers plats au carbone (61,8%) : bobines d'aciers laminĂ©s Ă  chaud et Ă  froid, tĂŽles revĂȘtues, etc. ;

  • Vente d'aciers longs au carbone (19,4%) : poutrelles, ronds Ă  bĂ©ton, aciers marchands, rails de transports en commun, etc. ;

  • vente de produits tubulaires (2,9%) ;

  • vente de minerai de fer et de charbon (1,6%) ;

  • autres (14,3%) : notamment transformation, distribution et nĂ©goce d'aciers.

La rĂ©partition gĂ©ographique du chiffre d’affaires est la suivante : Allemagne (8,1%), France (5,8%), Espagne (5,5%), Europe (30,7%), Etats-Unis (21,5%), AmĂ©riques (17,1%), Asie et Afrique (11,3%).

Les produits du groupe sont essentiellement destinés aux secteurs de l'automobile, de l'électroménager, de l'emballage et de la construction.

“L'acier d'une voiture sur deux qui circule en Europe et de 70% des Tesla sort des hauts-fourneaux d’ArcelorMittal”


Ce qu’il faut retenir : Arcelor Mittal est donc principalement un fournisseur d’acier au carbone (c’est le nom de l’acier). Ses clients sont principalement des industriels qui ont besoin d’acier pour fabriquer leurs produits. A premiĂšre vue, les ventes du groupe dĂ©pendent principalement de la santĂ© de l’économie en gĂ©nĂ©ral. Il y a un secteur qui semble plus important que les autres, c’est l’automobile.

Fini les prĂ©sentations, au boulot —


1/ Est-ce que ArcelorMittal est une “bonne entreprise” ? ✅


Tout d'abord, les produits : Que fait l’entreprise ? Est-ce que ses produits sont d’avenir ? Comment se dĂ©marque-t-elle de la concurrence ? Ses produits sont-ils meilleurs que tout le monde ?


L’entreprise produit principalement de l’acier au carbone. C’est le nom technique de l’acier qui est le plus utilisĂ© dans l’industrie. Cet acier reprĂ©sente 80% du chiffre d’affaires du groupe. C’est donc le principal produit du groupe.

Sur le produit en lui mĂȘme, non l’acier au carbone n’est pas un produit d’avenir. L’acier reste un produit indispensable pour la fabrication de nombreux produits, cependant, il est fortement concurrencĂ© par l’aluminium. En effet, dans un contexte Ă©cologique et Ă©conomique ou l’on essaye de rĂ©duire les Ă©missions de CO2, ou simplement les coĂ»ts de carburant, beaucoup d’industrie se tournent de plus en plus vers l’aluminium, car il est plus lĂ©ger que l’acier tout en Ă©tant aussi rĂ©sistant.

Un exemple, c’est l’industrie aĂ©ronautique. Dans cette industrie le poids des avions est trĂšs important. Plus un constructeur arrive Ă  faire baisser le poids d’un avion (tout en maintenant les standards de sĂ©curitĂ©) plus la consommation de carburant va baisser. Dans cette industrie, on cherche depuis longtemps (bien avant la montĂ©e de la thĂ©matique Ă©cologique) Ă  optimiser le poids des avions pour rĂ©duire la consommation des avions, et donc les coĂ»ts de carburant pour les compagnie aĂ©riennes (c’est un des coĂ»ts les plus important dans ce secteur). L’industrie aĂ©ronautique utilise dĂ©sormais majoritairement des alliages en aluminium, car bien plus lĂ©ger que l’acier.

Avec la montĂ©e de l’écologie, on risque donc d’avoir de plus en plus de normes qui pourraient favoriser l’aluminium au dĂ©triment de l’acier. Je pense particuliĂšrement au secteur automobile qui est sous pression pour rĂ©duire les Ă©missions de CO2, et qui est actuellement un dĂ©bouchĂ© important pour les produits d’ArcelorMittal.

Et donc, les produits d’ArcelorMittal sont plutĂŽt dans une dynamique de dĂ©clin que de croissance.

Par ailleurs, le groupe ne se dĂ©marque pas sensiblement de la concurrence. En gros, ses produits sont plutĂŽt standards, et le groupe n’a pour le moment pas inventĂ© d’alliage rĂ©volutionnaire qui lui permettraient d’ĂȘtre Ă  l’abri de la concurrence.

Un alliage c’est quoi ? Un alliage c’est une combinaison de plusieurs mĂ©taux entre eux. Par exemple, l’acier, c’est un mĂ©lange entre du minerai de fer et du carbone. Les sidĂ©rurgistes cherchent continuellement Ă  crĂ©er de nouveaux alliages avec des propretĂ©s spĂ©cifiques pour les besoins de leurs clients (mĂ©tal plus rĂ©sistant au froid, mĂ©tal souple mais solide etc.)

Et donc, non, les produits d’ArcelorMittal ne semblent pas spĂ©cialement meilleurs que ceux de ses concurrents.


Le secteur : Est-ce que l’entreprise Ă©volue dans un secteur d’avenir ? Ou un secteur classique ? Ou encore dans un secteur en dĂ©clin ? OĂč sera ce secteur dans 5 ans ? dans 10 ans ?


Je vais faire court. La réponse est plutÎt non.

L’acier Ă©tait autrefois un des secteurs les plus important de l’économie (lors de la rĂ©volution industrielle notamment). Aujourd’hui c’est beaucoup moins le cas. On a toujours besoin de beaucoup d’acier, mais c’est devenu un produit standardisĂ© et fortement concurrencĂ© par de nouveaux matĂ©riaux, aluminium, plastiques composites etc. Autrefois, on faisait tout avec de l’acier. Aujourd’hui ce n’est plus le cas.

La croissance de la demande d’acier ne suit plus celle du PIB car on a moins besoin d’acier que par le passĂ©. Donc, a priori, ce n’est pas un secteur spĂ©cialement d’avenir. C’est un secteur qui croĂźt encore, mais plutĂŽt faiblement.

Autre problÚme. Les surcapacités.

Le secteur de l’acier souffre de surcapacitĂ©s chroniques depuis de nombreuses annĂ©es. Les surcapacitĂ©s, c’est le fait qu’il y ait trop d’usines.. qui produisent trop d’acier.. et donc qui entrainent une baisse des prix de l’acier.. car il y en a trop sur le marchĂ©.

Ces surcapacitĂ©s sont principalement dues Ă  l’arrivĂ©e de la Chine qui a inondĂ© le marchĂ© mondial d’acier pas cher. Pour le moment, le marchĂ© continu d’ĂȘtre inondĂ© d’acier, et ArcelorMittal ne survit que grĂące aux barriĂšres douaniĂšres.. (cf interview de son PDG ici)

Pour moi, le fait que cette industrie apporte peu de valeur ajoutĂ©e, et ne survive que grĂące Ă  l’aide des Ă©tats (barriĂšres douaniĂšres etc) est un trĂšs mauvais point. C’est une entreprise dont l’équilibre financier est en rĂ©alitĂ© tributaire de la politique.

Pour moi, le secteur de l’acier n’est pas un secteur d’avenir. Ce n’est pas non plus un secteur en forte croissance (ça c’était avant). Par ailleurs, le fait qu’il y ait beaucoup de surcapacitĂ©s, et donc beaucoup trop d’acier sur le marchĂ©, force les sidĂ©rurgistes occidentaux Ă  quĂ©mander des barriĂšres douaniĂšres pour ĂȘtre rentable
 ce n’est donc pas un secteur (les sidĂ©rurgistes) que je trouve attrayant pour un investisseur.


La direction : Est-ce que les dirigeants gĂšrent bien l’entreprise ? Est-ce que l’équipe dirigeante est en place depuis longtemps ?


Le groupe est dirigĂ© par Aditya Mittal, le fils de Lakshmi Mittal, le dirigeant historique et principal actionnaire d’ArcelorMittal. Le groupe est depuis le rachat d’Arcelor, dirigĂ© par la famille Mittal (le pĂšre, puis dĂ©sormais le fils). Pour moi, ça n’est pas spĂ©cialement une bonne chose. Sous la direction de cette famille, le groupe n’a pas fonciĂšrement amĂ©liorĂ© sa gestion, est reste en rĂ©alitĂ© trĂšs tributaire des conditions de marchĂ©s dans l’acier en gĂ©nĂ©ral. Dans l’interview du JDD, le fils Mittal en est rĂ©duit Ă  demander des barriĂšres douaniĂšres pour se protĂ©ger de la concurrence et des aides publiques pour produire de l’acier bas carbone.. (interview ici) bref, il compte sur l’aide de l’état pour ĂȘtre rentable..


L’actionnariat / L’indĂ©pendance : Est-ce que cette entreprise a un/des actionnaire(s) de rĂ©fĂ©rence ? Est-ce quelle a un actionnaire qui contrĂŽle l’entreprise ? Est-ce que cette entreprise est dĂ©pendante de l’Etat ? Est-ce que cette entreprise a pour principal client l’Etat ?


Le groupe est dĂ©tenu Ă  38 % par la famille Mittal. Ici c’est plutĂŽt un bon point. En effet, avoir, dans ce secteur difficile, un actionnaire de rĂ©fĂ©rence dont c’est le principal actif, permet Ă  l’entreprise d’avoir un soutien de poids. En effet, la famille Mittal a tout intĂ©rĂȘt Ă  ce que le cours d’ArcelorMittal se porte bien, et donc va faire du mieux qu’elle le peut pour amĂ©liorer la situation.


Les rĂ©sultats : Est-ce que le chiffre d’affaires est en croissance ? Est-ce que les rĂ©sultats sont attendus en croissance sur les prochaines annĂ©es ? Est-ce que l’entreprise est trĂšs rentable ?


Rappel : ArcelorMittal est un exemple parfait de valeur cyclique. Une valeur cyclique a besoin d’une activitĂ© Ă©conomique positive pour prospĂ©rer. Ces valeurs peuvent Ă©galement souffrir plus que la moyenne en pĂ©riode de ralentissement Ă©conomique. On trouve souvent dans les valeurs cycliques des industriels qui possĂšdent des actifs lourds (une usine sidĂ©rurgique par exemple), et dont les points morts (seuil de rentabilitĂ©) sont Ă©levĂ©s.


Ce que l’on constate, c’est que le chiffre d’affaires et le rĂ©sultat net du groupe sont trĂšs variables d’une annĂ©e sur l’autre. Cela vient du fait que les prix de l’acier Ă©voluent en permanence en fonction de l’offre et de la demande. Le groupe ne maitrise pas ses prix (ils sont imposĂ©s par le marchĂ©), et donc la rentabilitĂ© du groupe est trĂšs volatile. —

La rentabilitĂ© du groupe est attendue en croissance. Cependant, ces prĂ©visions (2021, 2022) ne sont pas rĂ©alistes car elles dĂ©pendent fortement de l’offre et la demande d’acier, qui sont par nature, beaucoup moins prĂ©visibles.

Quand tout va plutĂŽt bien (2017, 2018), que les prix de l’acier sont bons et que le groupe est bien protĂ©gĂ© par les barriĂšres douaniĂšres, la rentabilitĂ© du groupe est plutĂŽt bonne. Cependant, dĂšs que les marchĂ©s se compliquent un peu (2019), prix de l'acier en baisse combinĂ©s Ă  un coĂ»t des matiĂšres premiĂšres plus Ă©levĂ©, ainsi qu’une demande plus faible, notamment dans le secteur automobile, la rentabilitĂ© du groupe baisse fortement.


Mon sentiment : La rentabilitĂ© du groupe dĂ©pend en rĂ©alitĂ© de nombreux facteurs externes. Le groupe n’arrivent pas Ă  gĂ©nĂ©rer de bĂ©nĂ©fices quand la situation se dĂ©tĂ©riore. Et donc, Acheter du ArcelorMittal revient Ă  parier sur une amĂ©lioration des conditions de marchĂ©s sur le secteur le l’acier.

Sans ĂȘtre un grand spĂ©cialiste de ce secteur, mĂȘme si je l’ai suivi dans le passĂ©, je sais que c’est un secteur difficile.

MĂȘme si avec la reprise, de nombreuses usines (dont le secteur automobile) devraient recommencer de tourner Ă  plein, et donc tirer la demande et les prix de l’acier vers le haut, la sidĂ©rurgie reste un secteur difficile.

Alors que la demande d’acier n’est dĂ©jĂ  pas en forte croissance, le problĂšme des surcapacitĂ©s subsiste. L’Europe (mais aussi les US avec Trump) ont mis en place des barriĂšres douaniĂšres pour tenter de sauver un peu l’industrie europĂ©enne.. mais mĂȘme avec ça, ArcelorMittal reste tributaire des autres marchĂ©s dans le monde. L’acier chinois continu d’inonder le monde, maintenant sous pression les prix de l’acier.


Pour finir, le groupe verse un dividende plutĂŽt faible au cours actuel (rendement entre 1,70 % et 0,30 % ces derniĂšres annĂ©es). Ce qui veut dire que le dividende n’offre qu’une faible protection pour un investissement. Et le dividende n’est donc pas un argument en faveur d’un investissement en ArcelorMittal.


2/ Est-ce que l’action ArcelorMittal est Ă  un bon prix ? đŸ€·â€â™‚ïž


En ce moment, le PER ne veut rien dire (il est nĂ©gatif) car le groupe devrait faire des pertes en 2020. Les bĂ©nĂ©fices du groupe devrait se redresser sur les prochaines annĂ©es et on voit qu’au cours actuel, le PER pourrait ĂȘtre de 15,3x en 2021 et de 8,73x en 2022 (ce qui semble raisonnable pour le secteur). Cependant, ces PER dĂ©pendent de prĂ©visions qui matĂ©rialisent une forte amĂ©lioration des rĂ©sultats du groupe..

Par ailleurs, le cours de bourse semble avoir dĂ©jĂ  presque retrouvĂ© ses niveaux d’avant crise (FĂ©vrier 2020 — ). MalgrĂ© une perte Ă©norme en 2020, le cours de Bourse semble dĂ©jĂ  prendre en compte la forte reprise qui s’annonce.

Et donc pour moi, le cours actuel n’est pas spĂ©cialement attractif.

Le cours reflĂšte dĂ©jĂ  la reprise, et ce malgrĂ© l’absence d’amĂ©lioration du cĂŽtĂ© de l’offre. Cette crise n’a pas engendrĂ© de fermeture d’usine sidĂ©rurgique en Chine, et donc, le marchĂ© mondial de l’acier devrait rester Ă  long terme sous pression. Les surcapacitĂ©s sont toujours la.

Et le newsflow ? —


3/ Est-ce que ArcelorMittal va bĂ©nĂ©ficier d’un “newsflow positif” sur les prochaines annĂ©es ? âœ…đŸ”„


Oui & Non

Oui, car la reprise qui s’annonce pour 2021 devrait provoquer un boom de la demande d’acier dans le monde grĂące au redĂ©marrage Ă  plein rĂ©gime de nombreuses industries.

Voici les bonnes nouvelles qui pourraient faire monter encore le cours de Bourse d’ArcelorMittal 📈 :

  • Une forte reprise Ă©conomique en 2021 en Europe et dans le reste du monde ;

  • Une hausse de la production manufacturiĂšre en Europe ;

  • Une hausse des prix de l’acier ;

  • Une forte hausse des ventes de voiture en Europe ;

  • De nouvelles barriĂšres douaniĂšres sur l’acier en Europe ;


Non, car cette reprise ne va pas changer la tendance de fonds du secteur, qui est plutĂŽt en dĂ©clin (baisse de la croissance), et qui souffre d’une trĂšs forte concurrence chinoise.

Voici les mauvaises nouvelles qui pourraient faire baisser le cours de Bourse d’ArcelorMittal 📉 :

  • Une forte hausse du prix des matiĂšres premiĂšres en raison de la reprise (surtout le minerai de fer), qui pourrait faire baisser la rentabilitĂ© du secteur malgrĂ© une demande en hausse ;

  • Une production manufacturiĂšre qui baisse plus fortement que prĂ©vu d’ici 6 mois aprĂšs le dĂ©but de la reprise ;

  • Une nouvelle baisse des prix de l’acier en Europe malgrĂ© les barriĂšres douaniĂšres ;

  • Une hausse de la fiscalitĂ© du C02 qui pĂ©naliserait les usines sidĂ©rurgiques (trĂšs polluantes) ;


En conclusion


Je pense qu’il est un peu trop tard pour jouer la reprise Ă©conomique en Europe avec ArcelorMittal alors que le titre est presque revenu Ă  ses niveaux d’avant crise, et ce malgrĂ© une trĂšs grosse perte en 2020.

Le groupe devrait bĂ©nĂ©ficier d’un newsflow positif Ă  court terme (sur les 6 prochains mois) avec une forte demande d’acier grĂące Ă  une augmentation des cadences dans de nombreuses industries (notamment dans l’automobile).

Cependant, cette reprise ne rùglera pas les problùmes de fonds d’ArcelorMittal.

Le marchĂ© de l’acier reste un marchĂ© trĂšs difficile et concurrentiel en raison des surcapacitĂ©s. Il y a trop d’usines qui produisent trop d’acier. Ce qui poussent les prix de l’acier, et donc la rentabilitĂ© des groupes de ce secteur vers le bas.

Par ailleurs, l’acier est de plus en plus concurrencĂ© par des matĂ©riaux plus lĂ©gers et tout aussi rĂ©sistants (comme l’aluminium). La montĂ©e de la problĂ©matique Ă©cologique devrait renforcer cette tendance, et accentuer Ă  terme la baisse de l’utilisation de l’acier dans certains domaines (comme l’automobile).

Pour finir, le dividende est trop faible (1,70 %) pour servir de coussin de protection en cas de baisse du titre, et il n’est pas appelĂ© Ă  augmenter fortement sur les prochaines annĂ©es.

Et donc, malgrĂ© un contexte positif Ă  court terme, je ne suis pas spĂ©cialement optimiste sur ce secteur Ă  moyen terme (3 Ă  5 ans). Je prĂ©fĂšre donc passer mon tour sur ArcelorMittal 😉

Acheter du ArcelorMittal revient Ă  parier sur une amĂ©lioration des conditions de marchĂ©s sur le secteur le l’acier
 ce qui est possible Ă  court terme
 mais plutĂŽt incertain Ă  long terme.


Si vous voulez dĂ©couvrir chaque semaine, des idĂ©es d’investissement sous un angle fondamental, et mes rĂ©flexions sur les marchĂ©s, vous pouvez rejoindre la version Premium 💎 du Fortress Club.

Tout ça, pour seulement 60€/an, soit 5€/mois ou 1€/semaine.

On ne dit pas, le savoir, c’est le pouvoir ? 💰


À votre tour !


  1. Avez-vous des entreprises en tĂȘte dans lesquelles vous avez envie d’investir ? Dites moi en commentaire, on en parle !

  2. Vous pensez que cette Ă©dition peut servir Ă  quelqu’un ? Cliquez sur le petit coeur ❀ et partagez :

Share Fortress Club


J’espĂšre que ce 11e “dossier spĂ©cial” avec un exemple concret vous aura aidĂ© Ă  mieux comprendre certains concepts.

Si vous avez la moindre question, n’hĂ©sitez pas Ă  m’écrire Ă 

mathieu@fortress-newsletter.com

Je vous répondrai avec grand plaisir !

Mathieu


Et n’oubliez pas
 Soyez conscient(e) des risques.

Tous les investissements (en bourse ou ailleurs) comportent des risques de perte en capital. Plus un investissement peut rapporter, plus il est risquĂ©. N’investissez que l’argent dont vous n’avez pas besoin. Les informations prĂ©sentĂ©es dans notre newsletter ou sur notre site vous sont communiquĂ©es Ă  titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat. Cette newsletter est faite pour ceux qui souhaitent se lancer dans le monde de l’investissement. Il est primordial de toujours rĂ©flĂ©chir avant d’agir dans ce domaine.