
đ«đ· JCDecaux, le moment de commencer dâacheter ?
Temps de lecture : 15 mins.
Pour rappel, si vous avez trouvĂ© cette Ă©dition utile, nâhĂ©sitez pas Ă cliquer sur le petit cĆur đ (sous le titre), cela mâencourage Ă©normĂ©ment et me permet de savoir ce qui vous intĂ©resse đ !

đ«đ· JCDecaux, le moment de commencer dâacheter ?
Identité
Capitalisation : 3,2 MrdsâŹ
Place de cotation : Euronext đ«đ·
Isin : FR0000077919
ĂligibilitĂ© au PEA : Oui
đ Version audio
đ° Le contexte rĂ©cent
Il y a plus de 4 ans, au tout dĂ©but du Fortress Club, jâavais fait un dossier sur JCDecaux⊠en Ă©tant moyennement emballĂ©.
4 ans aprĂšs, pas mal de choses ont changĂ© (en positif), mais le cours de Bourse est sensiblement au mĂȘme niveauâŠ
Je pense que JCDecaux est une opportunité intéressante pour les investisseurs de moyen-long terme.
Je vous partage ce jour ma rĂ©flexion sur le titre. đ
Pourquoi cette baisse depuis 2016 ? Et depuis le rebond post-Covid ?
Les principales causes sont un ralentissement de la croissance, des marges sous pression, et des facteurs sectoriels et conjoncturels.
DĂ©jĂ en 2017, il y avait eu des signaux de ralentissement de la croissance du chiffre dâaffaires (+2,33 %âŠ), avant un rebond jusquâen 2019 (+7,50 %).
Le Covid a bien Ă©videmment lourdement impactĂ© le groupe (confinement, en ville notamment, rĂ©duction Ă©norme du trafic aĂ©rien, etc.), mais les activitĂ©s ont bien rebondi depuis et sont revenues en 2024 proches des niveaux dâavant le Covid.
En 2024, la croissance organique Ă©tait de +9,7âŻ%, mais nous Ă©tions encore dans un phĂ©nomĂšne de rattrapage, et les perspectives pour 2025 sont plus modestes, avec une prĂ©vision de croissance «âŻfaible Ă un chiffreâŻÂ» pour le deuxiĂšme trimestre 2025, ce qui a déçu les investisseurs.
Sur les trois prochaines annĂ©es, le consensus sâattend Ă une croissance de +2,5 Ă +3,9âŻ% par an. Les marges ont Ă©galement Ă©tĂ© en progression en 2024, mais la crainte du marchĂ©, câest pour les trois prochaines annĂ©es.
La rentabilitĂ© globale du groupe reste contrainte par la structure de coĂ»ts et la nĂ©cessitĂ© dâinvestir dans le digital.
Il y a en ce moment une hausse des coĂ»ts qui met sous pression les marges (loyers, Ă©nergie, salaires), mĂȘme si la digitalisation permet une meilleure efficacitĂ© opĂ©rationnelle (les panneaux digitaux, ça ne nĂ©cessite pas des employĂ©s qui vont chaque semaine changer les publicitĂ©s, tout se fait Ă distance).
Pour finir, le secteur de la publicitĂ© extĂ©rieure est trĂšs sensible aux cycles Ă©conomiques et Ă la frĂ©quentation urbaine et des transports. Les crises gĂ©opolitiques, lâincertitude Ă©conomique et la lente reprise du trafic aĂ©roportuaire post-Covid pĂšsent sur la croissance du groupe.
Si le digital progresse vite (+21,9âŻ% en 2024, 39âŻ% du CA), il nĂ©cessite des investissements lourds et la rentabilitĂ© nâest pas encore au niveau des activitĂ©s traditionnelles.
«âŻLes activitĂ©s digitales de JCDecaux regroupent principalement :
Lâaffichage digital extĂ©rieur : diffusion de publicitĂ©s sur des Ă©crans numĂ©riques dans lâespace public (abribus, gares, aĂ©roports, centres commerciaux).
La publicité programmatique : achat et diffusion automatisés des campagnes via des plateformes, avec un ciblage précis.
Lâexploitation de la data : utilisation de donnĂ©es pour cibler et adapter les campagnes en temps rĂ©el.
Lâinnovation crĂ©ative : contenus animĂ©s, interactifs, et intĂ©gration avec dâautres canaux (web, mobile).
Le digital reprĂ©sente prĂšs de 40âŻ% du chiffre dâaffaires du groupe et constitue le principal moteur de croissance du groupe. »
Par-dessus tout ça, la concurrence sur les marchés matures met sous pression les prix et limite la capacité à augmenter les marges. Les principaux concurrents restent Clear Channel Outdoor, Lamar Advertising, Outfront Media, Ströer, Exterion Media, mais aussi Focus Media en Chine.
Bref, Ă court terme, le groupe a retrouvĂ© ses niveaux de marge dâavant le Covid, mais les faibles perspectives de croissance de lâactivitĂ© et des marges font que la valorisation du groupe est faible.
Ce sentiment a Ă©tĂ© renforcĂ© Ă plusieurs reprises par la publication de perspectives dĂ©cevantes par le groupe ces derniers trimestres, comme en mai dernier avec lâannonce dâun ralentissement de la croissance attendue.
Post-Covid, la valorisation du groupe Ă©tait aussi trĂšs Ă©levĂ©e par rapport Ă sa moyenne historique. Cette derniĂšre sâest donc normalisĂ©e pour reflĂ©ter le contexte actuel dâune croissance de lâactivitĂ© et des marges assez basse.
đ JCDecaux peut-il surprendre positivement ?
JCDecaux nâa pas dâobjectif de croissance au-delĂ du trĂšs court terme. Cependant, la direction met en avant «âŻla poursuite dâune dynamique positive portĂ©e par la montĂ©e en puissance du digital et a pour ambition de maintenir une croissance supĂ©rieure Ă celle du marchĂ©, grĂące Ă la digitalisation, la programmatique et la diversification gĂ©ographique. »
đ Ce que je comprends de cette langue de bois, câest simplement que le management est trĂšs prudent sur les promesses de croissance. Il prĂ©fĂšre sous-promettre. Ce qui se comprend parfaitement au vu du contexte Ă©conomique mondial, avec des Ătats-Unis qui pourraient entrer en rĂ©cession, une Chine qui reste au fond du trou, les tensions commerciales, les tensions au Moyen-Orient, etc.
đ Bref, nous avons donc une entreprise qui est revenue sur ses niveaux de marges dâavant le Covid, qui navigue Ă vue, faute dâavoir un horizon dĂ©gagĂ©, et qui se contente donc de faire ce qui est de son ressort pour amĂ©liorer les choses (gestion rigoureuse des coĂ»ts et focalisation sur le dĂ©veloppement du digital), en attendant que les Ă©lĂ©ments qui ne sont pas de son ressort (croissance Ă©conomique en Chine, en Europe et aux Ătats-Unis) sâamĂ©liorent.
âĄïž De ce fait, en dehors dâune accĂ©lĂ©ration dans le digital, JCDecaux a peu de leviers internes pour surprendre le marchĂ©.
âĄïž En revanche, la reprise du trafic dans les transports est toujours en cours. Sur ce point, il y a deux segments : le transport aĂ©rien et les transports publics dans les villes.
Pour le transport aĂ©rien, le trafic passagers international a dĂ©passĂ© les niveaux dâavant-Covid, avec plus de 9,4â9,5 milliards de passagers (+104âŻ% vs 2019), et ce, avec moins dâavions ! DâaprĂšs lâOACI, la capacitĂ© mondiale est revenue Ă environ 80âŻ% de 2019, avec des projections indiquant un retour complet dâici 2025â2026. Nous allons donc avoir, sur les prochaines annĂ©es, un fort rebond du nombre dâavions disponibles pour effectuer des vols. Ainsi, dâun point de vue capacitĂ©, on se dirige potentiellement vers une poursuite de la reprise du trafic aĂ©rien sur les deux prochaines annĂ©es.
Je note aussi que cette amĂ©lioration des capacitĂ©s va de pair avec un fort rebond des investissements dans les infrastructures aĂ©roportuaires ces prochaines annĂ©es. Selon ACI World, plus de 2âŻ400 milliards de dollars dâinvestissements sont prĂ©vus dans les infrastructures aĂ©roportuaires dâici 2040 pour soutenir la forte croissance du trafic.
Bref, qui dit hausse du trafic passagers dit meilleure activitĂ© pour JCDecaux sur ce marchĂ©. Câest un des leviers de la reprise de la croissance du groupe.
Pour les transports publics dans les villes, on est encore bien en dessous des niveaux dâavant le Covid aux Ătats-Unis, mais au-dessus dans beaucoup de pays europĂ©ens.
Selon lâAPTA, le trafic combinĂ© (bus, railâŠ) aux Ătats-Unis a atteint 85âŻ% des niveaux de 2019 en dĂ©but 2025. La reprise est plus marquĂ©e pour les bus (86âŻ%) et les services de transport Ă la demande (93âŻ%), tandis que les rails (train de banlieue, mĂ©tro) restent Ă 70â76âŻ%.
En France et dans les autres pays europĂ©ens, les services de bus urbains et interurbains sont dĂ©jĂ revenus, voire ont dĂ©passĂ©, les niveaux de 2019, notamment dans les villes de taille moyenne et les rĂ©seaux rĂ©gionaux. En revanche, Ă Londres par exemple, malgrĂ© un rebond plus lent, les objectifs de 80âŻ% de frĂ©quentation de 2019 Ă moyen terme sont visĂ©s, avec des efforts sur la cadence et lâinnovation.
Sur ce segment, je vois tous les signaux sur la fin du tĂ©lĂ©travail comme positifs, car ils vont forcer les employĂ©s Ă frĂ©quenter plus rĂ©guliĂšrement les rĂ©seaux de transport. Idem, mĂȘme si câest impopulaire, toutes les rĂ©glementations visant Ă favoriser les transports en commun au dĂ©triment de la voiture sont positives. Cela favorise le trafic dans des lieux de passage⊠oĂč il y a de la publicitĂ©.
Sur les transports urbains, la tendance est aussi Ă la reprise, mais elle est plus disparate selon les pays/zones. Il y a encore un rĂ©servoir de reprise dans ce segment aprĂšs une vague de âretour Ă la campagneâ et de tĂ©lĂ©travail important lors de la pĂ©riode Covid. Ici, câest plus une tendance de fond porteuse.
Je ne lâai pas trop citĂ© avant, mais le dĂ©veloppement dans les pays Ă©mergents reste aussi important. Câest sans doute 15 Ă 20âŻ% du rĂ©sultat opĂ©rationnel.
âĄïžâĄïžâĄïž In fine, JCDecaux est donc avant tout un play sur⊠1/ la reprise du trafic aĂ©rien !
JCDecaux rĂ©alise une part significative de son chiffre dâaffaires et de ses marges dans lâaffichage publicitaire dans les aĂ©roports et les transports publics. Les pĂ©riodes de forte croissance du trafic aĂ©rien (notamment international) se traduisent par une hausse de la frĂ©quentation des espaces publicitaires, ce qui booste les revenus et la rentabilitĂ© du groupe. AprĂšs la crise sanitaire, la reprise du trafic aĂ©rien a Ă©tĂ© un moteur clĂ© du rebond des rĂ©sultats de JCDecaux, bien plus que la simple croissance Ă©conomique globale.
Les analystes et le management de JCDecaux citent réguliÚrement le trafic aérien comme indicateur clé de la performance future, devant la croissance économique.
Sur ce segment, comme Ă©voquĂ© juste avant, lâIATA prĂ©voit pour 2025 une croissance du trafic passagers de +5,8âŻ% par rapport Ă 2024, marquant une normalisation aprĂšs le fort rebond post-pandĂ©mie. Le nombre de voyageurs atteindrait ainsi environ 5 milliards, un niveau record en hausse de 4âŻ% sur un an. Pour la pĂ©riode 2026â2030, la croissance annuelle moyenne du trafic passagers devrait se situer entre 3,6âŻ% et 4âŻ% par an, selon les principales prĂ©visions du secteur.
âĄïžâĄïžâĄïž Mais aussi 2/ sur les dĂ©penses publicitaires globales.
La croissance ou la contraction des budgets publicitaires, notamment dans la publicité extérieure et digitale, est un excellent baromÚtre pour anticiper la demande adressée à JCDecaux.
Sur ce segment, la croissance du marchĂ© publicitaire mondial a Ă©tĂ© revue Ă la baisse en 2025, passant de +7,7âŻ% Ă une fourchette de +4,9âŻ% Ă +6âŻ%, principalement en raison de lâincertitude Ă©conomique, des tensions gĂ©opolitiques et de la dĂ©mondialisation. Pour 2026, les perspectives sâamĂ©liorent avec une accĂ©lĂ©ration attendue : la croissance pourrait atteindre +6,1âŻ%, et le secteur devrait enregistrer un taux de croissance annuel moyen de +5,4âŻ% jusquâen 2030.
La croissance des dĂ©penses publicitaires globales dĂ©pend principalement de la santĂ© Ă©conomique mondiale, de lâessor du numĂ©rique (publicitĂ© en ligne, rĂ©seaux sociaux, e-commerce), de lâĂ©volution des comportements de consommation, et de lâimpact de grands Ă©vĂ©nements comme les Jeux olympiques ou les Ă©lections. Elle varie Ă©galement selon les rĂ©gions et les secteurs (tech, grande consommation, retail) et est influencĂ©e par la concurrence sur les canaux publicitaires, les innovations technologiques, ainsi que les contraintes rĂ©glementaires et environnementales croissantes.
Dans notre cas, pour JCDecaux, je dirais quâune reprise Ă©conomique aux Ătats-Unis, en Europe, puis dans un second temps en Chine, sera la clĂ© du rebond de la croissance. Lâindicateur clĂ© de cette tendance, dans notre cas doublement important, sera la hausse du trafic passagers aĂ©riens.
Plus on voyage, plus cela signifie quâil y a des touristes qui ont de lâargent Ă dĂ©penser, mais aussi quâil y a des voyages dâaffaires, et donc que lâĂ©conomie tourne plus vite.
Et qui dit plus de trafic dans les gares, dans les villes, etc., dit plus de budgets publicitaires à dépenser dans tous ces endroits.
Je pense sincĂšrement que le monde dâaprĂšs le Covid est toujours diffĂ©rent de lâavant-Covid. Il y a, et il y aura, plus de tĂ©lĂ©travail, plus de gens qui partent sâinstaller dans des endroits plus verts, plus de gens qui Ă©vitent les transports en commun, etc.
Une Ă©tude dâOxford et Humboldt sur 915 citĂ©s europĂ©ennes note que 93âŻ% des villes de taille importante (plus de 500âŻ000 hab.) ont enregistrĂ© une baisse de population en 2020â2021, avec une croissance nĂ©gative de â0,3âŻ% par an (contre +0,3âŻ% en pĂ©riode normale).
Ă Paris, Le Monde avait remarquĂ© une chute de la population de 2âŻ206âŻ000 en 2015 Ă 2âŻ133âŻ111 en 2021 (â73âŻ000), accĂ©lĂ©rĂ©e par la crise sanitaire.
Pour moi, la croissance dĂ©mographique dans les villes va reprendre. Nous sommes simplement toujours dans une phase de rattrapage, peut-ĂȘtre aussi avec une population diffĂ©rente de celle qui a quittĂ© les villes post-Covid.
De ce fait, je ne mise pas sur le âretour Ă la villeâ pour le rebond de la croissance du groupe, mais avant tout sur un rebond de la croissance mondiale, qui favorisera les voyages dâagrĂ©ment et les voyages dâaffaires.
đ° La valorisation
La valorisation actuelle nâest pas en soi une aubaine, mais elle reflĂšte parfaitement le manque de croissance. Un PER de 13x en 2025 Ă 11x en 2027 reflĂšte la faible croissance attendue des ventes (+2,5 Ă +3,9âŻ%) sur les trois prochaines annĂ©es, mais aussi la trĂšs faible progression attendue des marges.
Ainsi, je dirais que le marchĂ© valorise pleinement la prudence des investisseurs Ă lâĂ©gard du titre sur les trois prochaines annĂ©es, mais quâil ne valorise aucune surprise positive.
Et câest sans doute ici lâopportunitĂ©.
đ§ââïž Mon avis
Pour rappel, et pour prendre un peu de hauteur Ă moyen terme, Trump nâa que quatre ans pour faire exploser la croissance amĂ©ricaine. Il y a fort Ă parier que dâici trois ans et demi, aprĂšs un dĂ©but de mandat oĂč il a fait plusieurs choses qui ont un impact nĂ©gatif, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour finir en apothĂ©ose. Dâailleurs, sans Trump, et sans sa guerre douaniĂšre, nous devrions toujours ĂȘtre dans une phase de rebond, et non dans une phase dâincertitudeâŠ
Ainsi, JCDecaux me paraßt parfaitement positionné pour capter ce rebond de la croissance à venir.
Le groupe continue de se dĂ©velopper Ă fond dans ses marchĂ©s dâavenir⊠le digital au sens large dans son secteur, de gagner des marchĂ©s, notamment dans les Ă©mergents, etc., tout en Ă©tant redevenu aussi rentable quâavant le Covid.
La valorisation intĂšgre le ralentissement actuel de la croissance, mais aucunement le rebond de la croissance Ă venir.
Lors de sa derniĂšre phase de croissance avant 2019, le titre se traitait souvent Ă des multiples supĂ©rieurs Ă 20x pour une croissance de 6 Ă 8âŻ% par an.
Si le groupe parvient de nouveau Ă retrouver ce rythme de croissance, on pourrait revenir sur ces niveaux.
Si je table sur un PER de 20x les rĂ©sultats, sur une croissance post-2027 de 8âŻ% par an, sur une faible progression des marges (+0,5âŻ%/an, ici je suis prudent), jâobtiens pour 2029 un cours de 30,06 âŹ, soit 102âŻ% de hausse, soit un rendement annualisĂ© de +15,1âŻ% sur cinq ans.
Alors que la valorisation est dĂ©jĂ basse et reflĂšte cette croissance faible de lâactivitĂ© et des marges, je nâai pas lâimpression de prendre un grand risque Ă la baisse. Le mauvais momentum semble dĂ©jĂ intĂ©grĂ© dans les cours.
En revanche, lâaccĂ©lĂ©ration de la croissance mondiale sur les trois Ă quatre prochaines annĂ©es, tirĂ©e par le rebond des Ătats-Unis Ă venir, ne me semble absolument pas prise en compte par le marchĂ©.. ce qui nâest pas illogique car, pour rappel, le marchĂ© valorise Ă court terme et non Ă long terme.
â Ainsi, si vous cherchez une belle midcap familiale (le cĂŽtĂ© familial se ressent dans la gestion rigoureuse des coĂ»ts et dans la poursuite des investissements au dĂ©triment dâune meilleure rentabilitĂ©), je pense que JCDecaux est une valeur de choix pour un PEA sur les trois Ă quatre prochaines annĂ©es. Mon objectif Ă trois ou quatre ans est assez prudent, car en rĂ©alitĂ©, les marges pourraient sâamĂ©liorer plus fortement en raison dâune meilleure rentabilitĂ© Ă terme des activitĂ©s digitale, via un ralentissement proportionnel des investissements, mais aussi dâun effet de levier opĂ©rationnel plus important avec un rebond de lâactivitĂ©.
đ Je vais donc faire entrer une demi-position (1,60âŻ% du portefeuille) en actions JCDecaux dans mon portefeuille PEA, avec en ligne de mire un rebond de la croissance sur les trois Ă quatre prochaines annĂ©es.
Je ne prends pas de position en dĂ©rivĂ©s, car je nâai pas de conviction sur le court terme et je ne compte pas renforcer cette position. Je nâouvre quâune demi-position pour limiter mon risque, alors que les midcaps, mĂȘme les mieux gĂ©rĂ©es, restent plus sensibles Ă la conjoncture.









Analyse au top đ